Les musiciens

Martin Chemin

Martin Chemin, percussions.

Martin Chemin, né le 10 janvier 1983, est un percussionniste d’origine belge dont le premier instrument est le djembé. À présent licencié et agrégé en « Langues et littératures romanes », il commence cet instrument à l’âge de 6 ans. Tout au long de son parcours, il alternera un apprentissage auprès d’enseignants (Emilien Sanou, Sidiki Camara, Mamady Keïta, Mamadou Sidibé, Ibrahima Sarr, Babara Bangoura, etc.) et un apprentissage en autodidacte au sein des différents groupes dans lesquels il s’inscrira. Dès 1990, encadré par Emilien Sanou, il se produit sur scène et à la télévision avec un groupe d’enfants de 6 à 8 ans, qui se nomme le « Berceau du Tambour », notamment en première partie du groupe Farafina (Burkina Faso), à Brupark et à l’émission « Jeunes solistes » sur la RTBF. En 1993, il réalise son premier studio et enregistre son premier morceau pour l’album « Le Cordon Musical », actuellement vendu à plus de 40000 exemplaires.

En 1996, il intègre le groupe « Abdel Percussions », dont l’existence prend fin après un concert aux Fêtes de la Musique de la même année. Peu après, malgré son jeune âge, le groupe du nom de « Wakara » l’engage pour ses qualités de solistes.

En 1997, suite à la demande grandissante dans son entourage, il ouvre un cours pour enfants débutants (6-12 ans). Tout au long de sa scolarité restante, il accompagne ainsi une série d’élèves pendant 4 ans.

En 1998, le groupe se dissout et une partie de ce dernier fusionne avec un autre groupe en restructuration : le groupe « SakkaConga », petit à petit reconnu comme une des valeurs sûres de la percussion africaine, d’abord à Bruxelles, ensuite en Belgique. Par ailleurs, avec ce groupe, en collaboration avec des élèves de l’ESAC (Ecole Supérieur des Arts et du Cirque), il participe à la création du spectacle mêlant arts du cirque et percussion africaine : « SakkaConga fait son cirque ! ». Mais surtout, cette formation lui permet de se produire avec des grands noms de la percussion et de la danse malienne comme Sidiki Camara, Ibrahima Diabaté, Brehima Coulibaly ou Ibrahima Sarr. En 1999, en collaboration avec d’autres membres du groupe SakkaConga, il fonde l’association sans but lucratif Coryphée, qui rapidement centre son activité autour du développement de la percussion et de la danse d’Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Sénégal, Côte d’Ivoire et Burkina Faso). Cette action s’est déployée à travers de multiples projets comprenant des cours de danses (notamment avec le danseur malien Brehima Coulibaly) et de percussions (notamment dans le cadre de la Parade Zinneke 2000 et 2002), le soutien apporté à des groupes de musique traditionnelle ou la participation à la mise en place d’œuvres originales intégrant, notamment, la danse contemporaine, les arts du cirque et de la rue. En 2001, afin de parfaire sa connaissance et sa pratique du djembé, il part six mois au Mali et suit, durant tout son séjour, l’enseignement d’un jeune maître : Mamadou Sidibé, dit Petit Madou. Parallèlement à sa pratique du djembé, Martin Chemin multiplie ses expériences rythmiques et musicales. Dès l’âge de 8 ans, il se familiarise avec le Brésil et sa culture rythmique, grâce à un stage de Capoeira – art martial brésilien dans lequel la musique et les percussions occupent une place importante. Cette expérience l’invite à approfondir un autre univers rythmique : celui des percussions brésiliennes en général, mais plus particulièrement une de ses formes communément appelée la Samba-Reggae. C’est ainsi que vers l’âge de 9 ans, il apprend à se servir de deux baguettes et à cerner le métier de chef d’orchestre, auprès de Negativo, ensuite de Braz, avant de prendre lui-même le relais de cette fonction en alternance avec ce dernier. Depuis 1992 jusqu’à aujourd’hui, la collaboration musicale avec Braz donne lieu à de multiples projets de groupes. Ces groupes, à chaque fois pourvus d’une nouvelle appellation, sont synonymes d’une grande mouvance dans le personnel des groupes, c’est-à-dire un personnel jamais réellement fixé, mais des groupes toutefois toujours constitués d’un même noyau dur. Avec ces groupes, Martin parcourt la Belgique et quelques pays d’Europe, comme la France ou l’Allemagne, se produisant dans d’innombrables carnavals (Bastogne, Tournai, etc.), fêtes de village, de quartier ou d’anniversaire (100 ans de l’avenue de Tervuren, etc.), de nombreux festivals (Couleur Café, Chassepierre, etc.), d’événements culturels (Zinneke Parade 2000, 2002, 2004, etc.) et humanitaires. Actuellement, la formation tourne principalement sous le nom de Bloco Fusao, nom sous lequel elle est devenue la fanfare officielle de Couleur Café, il y a 2 ans.

En 1999, Martin devient un des formateurs du Bloco Zinneke (environ 60 percussionnistes) en vue de préparer la première « Zinneke Parade », en plus des cours de percussions mandingues qu’il donne au sein de l’asbl Coryphée en collaboration avec d’autres percussionnistes. À son retour de voyage en 2002, il décide de reprendre des études universitaires avant de se lancer dans la vie de musicien. Bien qu’agrégé en septembre 2007 à l’Ucl, Martin continue à mettre la priorité, durant ces cinq années, sur ses activités artistiques et culturelles, notamment en donnant des cours de djembé à Louvain-la-Neuve et en prenant la tête d’une organisation étudiante du nom de Kot Certino, deux années consécutives. Au sein de ce kot, il complètera son expérience d’organisateur, en mettant en place un festival de Jazz et une série de concerts tout au long de l’année sur le site de Louvain-la-Neuve. Par ailleurs, détail important, c’est dans le cadre de l’université, et plus précisément dans les murs du Circo-kot, que se mettront en place les liens et les affinités musicales et humaines qui seront au fondement de deux groupes actuellement en plein développement : la fanfare « KermesZ à l’Est » et le groupe « MuZiek de Singe ». En 2005, Martin participe à la mise sur pied de la fanfare. Ce groupe lui permettra d’explorer en autodidacte le maniement de la grosse caisse et des techniques qui lui sont propres, et d’y développer son goût pour la musique de l’Est (Klezmer, tzigane, musique des balkans, roumaine, etc.). Au même moment, « Musique de Singe » fait appel à lui à deux reprises avant de l’intégrer officiellement en 2007. Friand de jazz manouche, de swing et d’exploration personnelle des genres musicaux, Martin profite du groupe « Muziek de Singe » pour développer des techniques et des sonorités encore plus variées (cajon, derboukha, charleston, caisse claire, etc).

En 2006, Martin rejoint les rangs du groupe « Bolo Kan » dirigé par Babara Bangoura (Guinée). En 2007, il entre dans le groupe « Djinè », projet franco-belgo-malien. Toujours à l’aide de son djembé, mais également de la calebasse, il rythme les compositions de la chanteuse Minata Traoré (Burkina Faso) depuis 2007. A côté de la scène, il accompagne principalement le danseur malien Brahima Coulibaly depuis bientôt 8 ans. Actuellement, Martin Chemin met en suspens l’enseignement et continue sa formation auprès d’Ibrahima Sarr (Mali) en effectuant des aller-retour entre Bamako et Bruxelles.

Il pratique le djembé, le dunun, la calebasse, le carignan, le cajon, la derboukha, le repinique, le surdo, la caisse claire, l’attabaque, le pandeiro, le berimbau, la batterie, la grosse caisse (tapan) et les petites percussions.

Expérience en groupe :

2007-… : Membre du groupe « MuZiek de Singe » (jazz acoustique). _ Concerts en Belgique. Site : www.myspace.com/muziekdesinge
2007-… : Membre du groupe « Minata Traoré » (World Music). Concerts en Belgique. Site : http://profile.myspace.com/index.cf...
2007-… : Membre du groupe « Djinè » (percussions maliennes).Concerts en Belgique.
2006-… : Membre du groupe « Bolo Kan » (percussions guinéennes). Concerts en Belgique.
2005-… : Membre du groupe « KermesZ à l’Est » (fanfare festive). Concerts en Belgique et en France. Site : www.myspace.com/kermeszalest
1998-… : Membre du groupe « SakkaConga » (percussions africaines). Concerts en Belgique et en Espagne. Site : http://www.coryphee.be/page.php?inc=sakkaconga-concertspasse.php
1996-1998 : Membre du groupe « Wakara » (percussions africaines). Concerts en Belgique.
1996-1996 : Membre du groupe « Abdel percussions » (percussions africaines). Concerts en Belgique.
1992-… : Membre de groupes de Samba-Reggae, dont le nom actuel est « Bloco Fusao ». Concerts en Belgique, en France et en Allemagne.
1990-1991 : Membre du groupe « Berceau du Tambour » (percussions africaines). Concerts en Belgique. Site : http://www.lamogoya.be/html/fr/Artistes/Emilien%20Sanou/frsanou.htm

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