Il était une fois… le jouet

La réconciliation de l’Église et du jouet aux Temps Modernes

Dès la Renaissance, le jeu retrouva son esprit éducatif et fut à nouveau mis sur le devant de la scène. Des artisanats diversifiés apparurent (poupetiers, bimblotiers) et de nouveaux jouets furent créés comme les maisons de poupées, le jeu de l’oie et les chevaux de bois. Cependant, ces jouets étaient essentiellement destinés aux enfants de familles nobles ou aisées. Etonnamment, c’est la religion qui fut à l’origine de ce renouveau dans le domaine du jeu et du jouet alors qu’elle l’avait interdit quelques temps plus tôt. En effet, les Jésuites introduisirent le jeu au sein de leur pédagogie, afin de susciter l’intérêt de leurs élèves et une émulation parmi ceux-ci.

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Cheval de bois de l’époque de Napoléon III, conservé dans les Appartements Privés du Château de Cheverny – Wikipedia, l’encyclopédie libre.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les jouets commencèrent à être produits en masse et à se démocratiser. Le marché du jouet se développa beaucoup en Europe, et ce particulièrement en Allemagne, dès le XVIIe siècle. Par ailleurs, suite aux voyages de plus en plus courants, des jouets provenant d’autres cultures furent ramenés chez nous, comme le diabolo, originaire de Chine. Ces jouets étaient vendus lors de foires, par les merciers ou les colporteurs.